L’essai à la plaque statique belge et l’essai à la plaque dynamique

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L’essai à la plaque statique belge, développé par le CRR, est depuis très longtemps la référence en matière de contrôle du compactage et de mesure de la portance des sols, des sous-fondations et des fondations dans la construction routière. Les cahiers des charges types des différentes Régions de Belgique contiennent des valeurs de référence pour le module M1 mesuré par l’essai à la plaque pour les sols et les remblais (M1 ≥ 11 MPa et 17 MPa), pour les sous-fondations (M1 ≥ 35 MPa) et pour les fondations (M1 ≥ 110 MPa, et depuis peu également M1 ≥ 80 MPa pour les pistes cyclables et les fondations perméables).

Cet essai à la plaque statique a donc déjà prouvé son utilité et restera la référence pendant de nombreuses années, mais il présente toutefois un inconvénient majeur : en effet, la réalisation de l’essai peut s’avérer assez fastidieuse, notamment en raison de la nécessité d’un contrepoids pour effectuer l’essai, en particulier sur les fondations (où la pression doit atteindre 0,55 MPa), et du temps nécessaire pour le réaliser correctement selon la méthode de mesure MF 40/78 du CRR (Centre de Recherches Routières [CRR], 1978) ou selon les méthodes qui s’en inspirent fortement dans les cahiers des charges types. De ce fait, les essais nécessaires ne sont pas toujours réalisés avec la fréquence requise ou conformément aux prescriptions. Dans certains cas, comme pour les tranchées ou les fouilles de dimensions limitées, il est même impossible de réaliser l’essai.

Pour les tranchées et les fouilles, cela peut éventuellement être compensé en remplaçant l’essai à la plaque par la sonde de battage. Dans les autres cas, un essai à la plaque beaucoup plus rapide pourrait constituer une solution, en particulier pour les fondations liées au ciment (Ia et IIa), où l’on dispose de très peu de temps pour effectuer l’essai à la plaque et ensuite compacter si nécessaire avant le durcissement du ciment. Une option serait alors de faire un contrôle à l’aide d’un essai à la plaque dynamique, qui consiste à laisser tomber une masse sur une plaque afin de pouvoir obtenir rapidement un module dynamique Evd.

C’est pourquoi, depuis 2012, le CRR a commencé à étudier plus en détail cet essai à la plaque dynamique et à rechercher d’éventuelles corrélations avec l’essai à la plaque statique belge existant.