Pavages drainants

Domaines de travail (2)

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Un revêtement écologique qui s’inscrit dans le cadre d’une gestion intégrale des eaux

Les pavages drainants jouent un rôle important dans le cadre d’une gestion intégrale des eaux, car ils limitent autant que faire se peut le risque d’inondation, entre autres en gardant l’eau sur place aussi longtemps que possible. Grâce à un concept total de perméabilité, du sol à la surface, les eaux de pluie sont stockées provisoirement, de préférence dans la sous-fondation et, si possible, infiltrées dans le sol. Les pavages drainants sont appliqués en tant que système d’infiltration et de stockage sur les parkings, les places, les routes à trafic limité, les pistes cyclables, etc. 

Les principales causes d’inondation sont la capacité limitée des égouts et des voies d’eau ainsi que l’augmentation des surfaces imperméables urbanisées et revêtues. Une étape importante dans la lutte contre les inondations, la surcharge des systèmes d’égouttage ou dans le fonctionnement des déversoirs est le découplage des eaux de pluie via, autant que possible, le stockage provisoire et l’infiltration sur place. Si, dans le cas de revêtements neufs, il est possible de stocker et d’infiltrer sur place les eaux de pluie, les nuisances environnementales et les surcharges dues à de fortes averses seront fortement réduites.

L’utilisation de pavages drainants a non seulement l’avantage de permettre d’éviter que les eaux superficielles aboutissent directement dans le système d’égouttage ou dans le cours d’eau, mais permet également d’augmenter le niveau de la nappe phréatique. Lorsqu’aucune infiltration n’est possible, l’eau sera stockée quelque temps dans la structure et évacuée de manière différée vers les dispositifs d’évacuation alentours. 

La perméabilité minimale de l’ensemble de la structure (pavage, couche de pose, fondation et éventuellement sous-fondation) doit être égale à 5,4*10-5 m/s, ce qui correspond à une averse de 16 mm ou 270 l/s/ha, répartie sur 10 minutes, en tenant compte d’un facteur de sécurité égal à 2. D’un point de vue statistique, cette averse se produit une fois tous les 30 ans, pour une durée de 10 minutes. La perméabilité augmente de préférence à mesure que l’on s’enfonce dans la structure pour minimiser autant que faire se peut le risque de congestion ou de forte diminution de la perméabilité.

La perméabilité des pavés est assurée grâce à la structure poreuse du pavé même et grâce à la présence de joints élargis ou d’ouvertures de drainage entre les pavés. Des dalles gazon peuvent également être utilisées comme revêtement drainant à condition qu’elles soient remplies de granulats ou d’herbe. Les spécifications relatives à la perméabilité des pavés en béton figurent dans le PTV 122, tandis que les spécifications relatives à la totalité de la structure figurent dans le PTV 827.

Le dimensionnement des revêtements drainants se fait à l’aide d’un arbre de décision, qui présente de manière claire le principe de fonctionnement: le choix du système de drainage sous-jacent se fait en fonction du type de sol en présence, la fondation est dimensionnée en fonction du trafic et assure la portance de la structure, la sous-fondation se chargera du stockage provisoire et de la protection du sol contre le gel, si nécessaire. 

Outre un bon dimensionnement et une bonne exécution, impliquant une attention particulière pour le compactage, le choix correct des matériaux et un bon contrôle revêtent une importance capitale. Pour ces contrôles, différents essais ont été développés afin de déterminer la perméabilité avant la pose (essai colonne), pour choisir au mieux les matériaux, ou bien afin de déterminer sur chantier la perméabilité du sol (essai «open-end») ou de la surface finie (essai double anneau). Des essais complémentaires pour déterminer la perméabilité de la fondation sont en cours de développement. 

Principe de fonctionnement

Le principe de fonctionnement général du système de revêtement drainant en pavés de béton est le suivant:

  • les eaux de précipitation s’infiltrent via les pavés drainants, le remplissage des joints et le couche de pose vers la fondation. Les pavés laissent passer l’eau et évitent ainsi les écoulements en surface;
  • les eaux de pluie sont de préférence stockées provisoirement dans la sous-fondation, la fondation servant de sécurité supplémentaire. La fondation assure la portance requise en fonction du trafic;
  • les eaux de pluie s’infiltrent dans le sol, selon la perméabilité de celui-ci;
  • les eaux de pluie qui ne s’infiltrent pas dans le sol, sont évacuées de manière différée vers les systèmes d’infiltration adjacents ou vers le système d’égouttage.

Des structures standard ont été établies en fonction de l’intensité du trafic et de la perméabilité du sol.


 

FEBESTRAL rassemble dans une vidéo la connaissance de base sur l’infiltration des eaux atmosphériques

Ce film a été réalisé avec le soutien sur le contenu et/ou financier de (par ordre alphabétique): AB-Roads, BENOR asbl, COPRO asbl, OCW-CRR, PROBETON asbl ainsi que de FEBESTRAL et ses membres.

Il présente également l'essai double anneau du CRR pour la détermination de la perméabilité superficielle des pavages.