Gestion des mauvaises herbes: méthodes préventives et curatives pour un aspect esthétique optimal de la rue

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La gestion durable des mauvaises herbes poussant sur les revêtements constitue depuis longtemps un défi pour les villes et communes. Pour préserver les eaux de surface, l’usage d’herbicides dans le domaine public est interdit par la loi en Flandre depuis le 1er janvier 2004. La période de transition au cours de laquelle il est possible de déroger à cette interdiction moyennant motivation, s’étend jusqu’à 2015. En Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie aussi, la législation suit cette tendance ou bien s’apprête à prendre le même chemin. Il existe des méthodes alternatives, non chimiques, mais les connaissances sur leur efficacité, leur fréquence d’application et leur impact environnemental sont encore limitées. En outre, une conception adaptée et une exécution correcte du revêtement permettent d’agir de manière préventive pour éviter l’apparition de mauvaises herbes. Des directives et des recommandations claires font néanmoins encore défaut.

C’est la raison pour laquelle le CRR avait entamé en août 2008, en collaboration avec l’unité d’enseignement et de recherche « Plantaardige productie » de l’université de Gand, et avec le soutien de l’IWT-Vlaanderen, une étude d’une durée de quatre ans portant sur une gestion «optimale» des mauvaises herbes sur les revêtements (VIS-CO 070670). Cette étude avait pour objectif d’établir un inventaire des différentes méthodes préventives (conception, type de revêtement, matériau de jointoiement, etc.) et curatives non chimiques (balayage, brossage, flamme, traitement à l’air chaud, à l’eau chaude, etc.) disponibles pour gérer les mauvaises herbes du point de vue de leur efficacité, de leur coût et de leur impact environnemental.

Les connaissances en la matière ont été constituées dans quatre domaines: inventaire des types de mauvaises herbes en fonction de l’environnement et de l’application, efficacité des matériaux de jointoiement et de pavage, efficacité des techniques curatives et, enfin, éco-efficacité et analyse coûts-bénéfices. De cette manière, on a fait un tour d’horizon tant des aspects préventifs que des aspects curatifs de la gestion des mauvaises herbes poussant sur les revêtements.

Sur base des résultats de recherche, des recommandations pratiques ont ensuite été distillées pour une gestion écologique et économique des mauvaises herbes en vue d’obtenir un aspect esthétique optimal de la rue, qui ont été rassemblées dans un nouveau Code de bonne pratique CRR R84/12 Code de bonne pratique pour la gestion et la maîtrise des mauvaises herbes sur les revêtements modulaires par voie non chimique.

Avec celui-ci le CRR veut aider les acteurs sur le terrain (concepteurs, architectes, gestionnaires publics et privés, fabricants de pavés, fournisseurs, exécutants et même les citoyens ordinaires) à faire les bons choix pour parvenir à un système de gestion des mauvaises herbes durable, intégré et non chimique. En outre, le processus de la maîtrise des mauvaises herbes sur les revêtements est repris de manière synthétique et schématique dans une annexe pratique. Elle contient aussi l’arbre de décision étable pour ce but, qui est conçu comme memento pratique à emporter sur le terrain par les praticiens.

Pour plus d'informations consultez le Code de bonne pratique R84/12 (et son annexe) et le Dossier 10 Gestion préventive des mauvaises herbes sur les revêtements (annexe au Bulletin CRR n° 86).

Bien sûr les collaborateurs impliqués du CRR restent personnellement à votre disposition pour toute information ou avis complémentaire concernant le thème de la gestion non chimique des mauvaises herbes sur les revêtements.

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