Etude bibliographique sur le géoradar – Compte rendu de recherche CR 35/91

La prospection des sols par voie électromagnétique est à l'étude depuis plus de 20 ans. Une abondante littérature témoigne des nombreuses tentatives entreprises pour sonder le sous-sol d'une manière non destructive au moyen d'ondes électromagnétiques. Cette methode est également utilisée pour l'auscultation de constructions telles que les parois de tunnels et les revêtements de pistes d'aérodromes. Il est possible, à l'aide d'ondes électromagnétiques, d'examiner le sous-sol et les constructions (tabliers de ponts, parois de tunnels). L'évolution rapide de l'électronique et de l'informatique a accru sans cesse les possibilités de ces nouvelles techniques. De ce fait la très grande quantité de données de mesure et le fastidieux traitement des signaux (analyse de Fourier) ne sont plus un obstacle à l'utilisation du géoradar. Le secteur routier témoigne également un vif intérêt pour cette technique, tant pour la reconnaissance de tracés en site neuf, que pour l'auscultation de structures existantes, la recherche de canalisations souterraines et de restes de fondations, facteurs à l'origine de nombreux problèmes et de frais supplémentaires lors de l'exécution de travaux routiers. La litérature comporte environ 25 ans de rapports sur des tentatives d'utilisation d'impulsions électromagnétiques pour l'auscultation non-destructive de matériaux. Les applications, à l'origine du type militaire, vont de la géologie, l'archéologie, l'environnement et l'exploitation minière à l'auscultation de constructions, bâtiments, ponts et routes. Plus la féquence utilisée est haute, plus la résolution est grande et plus la profondeur de pénétration est faible. Des antennes spéciales sont nécessaires pour des applications particulières telles que la recherche d'objets linéaires (câbles et canalisations) ou l'auscultation de parois et de ponts. Le géoradar est rapide, à grand rendement, continu et les ondes ne sont pas arrêtées par des fissures ou des crevasses, comme le sont les ondes acoustiques et les vibrations sismiques. Le radar fonctionne bien dans des matériaux peu conducteurs et moins bien dans les sols très humides et argileux. C'est une technique très prometteuse, à considérer avec la résistivité, la thermographie infrarouge et l'auscultation acoustique.

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réf.: CR35/91
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